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l’esprit de famille,
une histoire exceptionnelle

voyagez dans le temps

Les propriétés familiales se font de plus en plus rares… Pourtant, la plus vaste de Pomerol appartient à la même famille depuis plus de cinq siècles, ce qui est tout à fait exceptionnel dans le Bordelais. En effet, le Château de Sales a été intégralement transmis de génération en génération depuis la fin du XVe siècle, date de son acquisition par Bertrand de Sauvanelle. Depuis 1464, quatre familles se succèdent à Sales : les Sauvanelle, les Desaygues, les de Laage et les Lambert, les changements de noms résultant de la transmission par les femmes.

Descendants directs des Sauvanelle, les héritiers Lambert et leurs enfants sont les actuels propriétaires de Château de Sales.

1464 -1734

des sauvanelle aux desaygues

Les Sauvanelle, maires ou jurats de Libourne, arrivent sur les terres de l’actuel Château de Sales en 1464. Ils prennent un bail à fief auprès des moines de Saint-Emilion. Le domaine demeure dans la famille de Sauvanelle pendant près de 300 ans !

L’année 1602 marque le début de la réussite de l’exploitation viticole. Elle est gérée par les frères Sauvanelle, dits «Seigneurs de Sales ». Ensemble, ils débutent l’exportation de vin blanc et de vin rouge vers l’Espagne.

En 1647, cette illustre famille de Libourne décide de faire construire le Château au sein de la propriété, jusque-là dotée d’une simple maison forte. La chartreuse de style Louis XIII reste inchangée depuis.

N’ayant pas d’héritier masculin, François de Sauvanelle, donne en dot la propriété à sa seconde fille Jeanne-Madeleine en 1735, lors de son mariage avec Monsieur Desaygues.

Denis Desaygues
Denis Desaygues
Paul de Laage
Paul de Laage

1734 -1829

des desaygues aux de laage

Fils de Jeanne-Madeleine, Augustin Desaygues hérite de la propriété et se marie avec Mademoiselle de Fournel. Ensemble, ils ont plusieurs enfants, dont deux fils qui choisissent l’exil et la Vendée pendant la Révolution. Les femmes restent au Château de Sales.

Madame Desaygues et sa fille Gabrielle sont emprisonnées et ne sont libérées qu’à la chute de Robespierre. Le document attestant leur levée d’écrou est d’ailleurs conservé au Château.

Leur épreuve ne s’arrête pas là… Le domaine est saisi par l’État et le Château pillé. À leur retour, de leurs biens, elles ne retrouvent que deux chaises ! N’ayant peur de rien, Gabrielle, se démène pour récupérer la propriété et y parvient. Elle rachète l’intégralité du domaine, à trois hectares près.

Au retour d’immigration de son frère Denys en 1802, Gabrielle lui laisse la propriété du Château de Sales. Denys Desaygues meurt sans héritier. La propriété est transmise au petit-fils de sa sœur Gabrielle, Alexandre de Laage.

1829-1949

des de Laage aux Lambert

Le domaine demeure la propriété des de Laage jusqu’à la mort de Paul. La famille avait occupé des fonctions de conseiller du Roi, receveur des tailles. En 1830, Paul de Laage démissionne de son poste de magistrat. Il souhaite marquer son opposition à Louis-Philippe, fils de Philippe Égalité, qui a voté pour la mort de Louis XVI. C’est le début de la maison de commerce « P. Delaage et Cie ». Elle va assurer le développement de la famille durant le XIXe siècle.

Gazé lors de la Première Guerre mondiale, le dernier de Laage meurt sans descendance. Le domaine est finalement transmis aux enfants de Simone, marquise de Folin, petite fille d’Alexandre de Laage. Sa fille, Marguerite de Folin épouse Henri de Lambert, officier dans l’armée française, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. En 1949, il reprend l’exploitation de la propriété à la suite du grand-père de sa femme, Paul de Laage.

Margueritte et Henri de Lambert
Marguerite et Henri de Lambert
Henri de Lambert

1949-1985

Henri de Lambert,
figure emblématique de Sales

Henri de Lambert œuvre toute sa vie, tant pour la propriété que pour l’appellation Pomerol. Celui qui est joliment qualifié de « syndicaliste et seigneur » par la revue l’Amateur de Bordeaux est le pionnier de la modernisation du Château. Pionnier de la mécanisation avec des tracteurs venant des USA apportés par le plan Marshall, il augmente la surface en culture, passant de 28 à 48 hectares, et améliore la qualité en misant sur les progrès techniques. Parallèlement, l’appellation connaît une notoriété fulgurante. Henri de Lambert devient une figure emblématique de Pomerol.

Ainsi, il occupe la fonction de président du Syndicat Viticole de Pomerol de 1969 à 1990. Il est également président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux de 1979 à 1980 et président de la CNAOC (La Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à Appellations d’Origine Contrôlées) de 1983 à 1986.

Il a été nommé Chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire.

À la mort de sa femme, Marguerite de Lambert, la propriété est transmise à leurs quatre enfants : Gabrielle de Lambert des Granges, Françoise Treppoz, Anne de Maissin et Bruno de Lambert. Ce dernier reprend l’exploitation en 1982, au moment du départ à la retraite d’Henri de Lambert.

1982-2017

Bruno de Lambert,
35 années à la tête de l’exploitation

Pendant ces trente cinq années, Bruno de Lambert dirige l’exploitation et partage son amour de cette propriété exceptionnelle. Précurseur de l’œnotourisme, il ouvre la propriété et partage avec les visiteurs sa vision du vin. Refusant de céder aux modes, il s’emploie à respecter et valoriser le terroir de Sales pour faire un vin tout en rondeur et en amabilité.

Pour son travail effectué durant toutes ces années, il est élevé au grade d’Officier de l’ordre du Mérite agricole. Il partage cette récompense avec les employés de la propriété, qu’il appelle « la grande famille de Sales ».

Bruno de Lambert et ses sœurs Anne, Gabrielle et Françoise (de gauche à droite)
Bruno de Lambert et ses sœurs Anne, Gabrielle et Françoise (de gauche à droite)

2017

la 25ème génération aux commandes

Lorsque leur oncle et père part à la retraite en 2017, les quatorze cousins germains, copropriétaires du Château de Sales se mobilisent pour prendre la relève, avec la confiance de leurs parents. Ils nomment l’une d’entre eux, Marine Treppoz, présidente de la nouvelle société d’exploitation. Au même moment, Vincent Montigaud est embauché comme directeur général. Ce libournais a passé 23 ans chez Baron Philippe de Rothschild, dont 16 comme directeur général du Domaine de Baronarques.

Ensemble, ils incarnent la nouvelle gouvernance du Château de Sales.

L’ambition de cette génération est de donner une place de choix à la propriété au sein de l’appellation Pomerol et de faire du Château de Sales une référence en matière de qualité, d’image et de gestion familiale… pour le transmettre à la génération suivante et faire que l’aventure continue !

La 25ème génération
La 25ème génération
Vincent Montigaud et Marine Treppoz

« À chaque génération de résoudre ses problèmes et avec les moyens dont elle a hérité ou qu’elle a su se donner. (…) J’ai fait ce que j’ai pu, il appartient aux générations futures, mieux préparées, de faire mieux pour aller toujours plus loin dans le développement tout en maintenant à l’esprit les traditions familiales. »

Henri de Lambert, extrait de son livre «Souvenirs et Perspectives» (1994).